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Portrait d'un(e) inconnu(e)
Le Silence des sirènes


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A propos

Petites histoires dérisoires effectuées entre 2002 et 2006 pour diverses revues.

Le Singe de l'encre est inspiré d'après une fable chinoise. Le rapport entre le petit singe au poil soyeux comme un pinceau et l'encre de chine qu'il buvait m'amusait. D'autant qu'il traduisait un peu l'inspiration perdue : l'animal semble boire les pensées du scribe.

Les Fantômes exilés est une fable sur l'exil et la guerre. Pour celle-ci, j'avais me semble-t-il les guerres de Yougoslavie en tête, conflits qui venaient de s'achever.

Le Reflet récalcitrant est une fable sur la révolte du monde des miroirs. Plus largement, sur nos gestes répétitifs et conditionnés, nos habitudes si difficiles à rompre.

Le Silence des sirènes est une fable sur... l'indifférence peut-être. Je ne sais pas trop.

Portrait d'un(e) inconnu(e), enfin, qui donne son titre au recueil, a été écrite en collaboration avec Eva Pena en 2002 pour le troisième numéro de la revue Rhinocéros Contre Eléphant. Elle décrit le genre de situation que nous avons été quelques uns à avoir vécu : la "relation" muette avec une personne que l'on croise souvent dans un lieu précis (là, il s'agit d'une bibliothèque, mais cela ressemble autant à un train ou à un bocal). Une personne avec laquelle on se met à jouer au chat et à la souris sans pour autant oser l'aborder. Souvent, plus ce genre de situation perdure, plus il est difficile d'aborder la personne en question qui reste un mystère et autour de laquelle se cristallisent toutes sortes de pensées fragiles que l'on ne voudrait pas voir s'effriter au contact d'une réalité trop décevante. Portrait d'un(e) inconnu(e) pousse cette logique jusqu'à l'absurde, d'autant que la relation entre les deux personnages, chercheurs en mathématiques, évoque une équation à une inconnue. J'aurais souhaiter en faire une histoire plus longue... un jour peut-être.

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  • A.K.